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Texte à méditer :   La littérature , c’est du chagrin dominé par la grammaire.   Jean d'Ormesson
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MOTS CROISES  -  par Jean_Paul

HORIZ. 1. « En voiture Simone », aurait pu lui dire l'auteur de '' La reine Albemarle ''…,mais avait-il le permis ? (2 mots)
– 2. Outre les rues, y courent encore les chansons d'Hugo
- 3. Félin d'amour pour Colette et Léautaud ( famil.) - les 4 cardinaux( famil.)
- 4. Tel ''Soif ''d'Amélie par beaucoup – ce qu'a souvent fait Blondin en sortant desbistrots
– 5. Prénom de l'auteur d' ''Il sole e cieco''- 6. Lettres du Corse Empereur - son âme chantait dans les bouteilles baudelairiennes
– 7. Dans le titre, fleuri, d'un livre d'Eco – Lear , c'est son nom dans Shakespeare
– 8. L' un des derniers chants de Perse lui est dédié
– 9. A l'entrée d'Augmontel – exsuda par les pores – haï par l'étranger de Baudelaire
– 10. Prénom ( francisé ) de l'auteur de '' La sonate à Kreutzer'' - diffusée .

VERTIC. A.Préjudice – le poète de '' Ma bohème'' l'était de sa muse
– B. Il aide à fixer les teintures – queue...sans queue
– C. A l'absinthe pour l' ''ami''de Rimbaud – prénom de l'entraîneur du Stade Toulousain
– D. Numéro 8 agenais des années 60
– E. Fleurs qu'évoque Léger dans ''Eloges'' ( chant IV )
- F. Le vert pour l'une , le bleu pour l'autre ,voyelles selon Rimbaud – génisse grecque – la faire , c'est montrer du mécontentement
- G. Adversaire à Diên Biên Phu – prénom inversé d'un poète mort en 44 à Drancy
– H.Les chevaux persiens y couraient dans le chant II de ''chronique''
– I. Fleuve russe cher à Limonov – refus britannique vis-à-vis de l'Union - à moelle pour Pierre Dac
– J. Prénom de l'auteure de ''La dame à la louve'' – tel le rafiot du poète ''aux semelles de vent''.

Publié le 20/04/2020 13:54  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Ecrits du temps de guerre  -  par Claude

Grande Guerre, celle de l’Union sacrée, vaste boucherie, Deuxième Guerre mondiale et ses atrocités en tous genres, guerres civiles, guerres coloniales, le XXème siècle a fait fort. Quant au XXIème…

 Saurez vous reconnaître les auteurs et les titres des douze extraits des romans souvent autobiographiques mais pas que… qui vous sont proposés ? Attention il y a un intrus dans la liste ci-dessous (auteurs et titres)

Claude

Curzio MALAPARTE, « Kaputt » ; Jean GIONO, « Le grand troupeau » ; Antoine de SAINT-EXUPERY, « Pilote de guerre » ; Michaël HERR, « Putain de mort » ; Ernst Jünger, « Orages d’acier » ; Pierre LEMAITRE, « Au revoir là-haut » ;

Robert MERLE, « Week end à Zuydcoote ; Erich Maria REMARQUE, «A l’ouest rien de nouveau » ; Boris PASTERNAK, « Le docteur Jivago » ; Ernest HEMINGWAY, « L’adieu aux armes » ;

Georges BERNANOS, « Les grands cimetières sous la lune » ; Roland DORGELES, « Les croix de bois » ; Gabriel CHEVALLIER, « La peur » 

1-« Il a fallu la guerre pour nous apprendre que nous étions heureux. Oui, il a fallu connaître la misère. Avant nous ne savions pas, nous étions des ingrats...
Maintenant, nous savourons la moindre joie, ainsi qu'un dessert dont on est prive. Le bonheur partout: c’est le gourbi ou il ne pleut pas, une soupe bien chaude, la litière de paille sale ou l'on se couche, l'histoire drôle qu'un copain raconte une nuit sans corvée...
Le bonheur? Mais cela tient dans les deux pages d'une lettre de chez soi, dans un fond de quart de rhum. »

2-« La vapeur pesait sur la vallée et tout fumait, tout s’étirait en colonnes de fumée, la fumée des locomotives dans la gare, la buée grise des prairies, les montagnes grises, les forêts sombres, les nuages sombres.

Le tsar inspectait les troupes de Galicie. On apprit soudain qu’il venait passer en revue l’unité cantonnée dans la vallée dont il était le commandant d’honneur. »

3-« Ne réveillez pas les gosses, à quoi bon ? Vous me menez en prison, n’est-ce pas, señor ? –Perfectamente », répond le tueur, qui, parfois n’a pas vingt ans. Puis c’est l’escalade du camion, où l’on retrouve deux ou trois camarades, aussi sombres, aussi résignés, le regard vague…Hombre ! »

4-« Quant à nous, nous sommes maigres et affamés. Notre nourriture est si mauvaise et faite de tant de succédanés que nous en devenons malades. Les industriels, en Allemagne, se sont enrichis, tandis que nous, la dysenterie nous brûle les intestins. Les feuillées sont toujours pleines de clients accroupis. On devrait montrer aux gens de l'arrière ces figures terreuses, jaunes, misérables et résignées, ces corps courbés en deux, dont la colique épuise douloureusement le sang et qui, tout au plus, sont capables de se regarder en ricanant et de dire avec des lèvres crispées, et frémissantes encore de douleur : « Il est inutile de se reculotter… »

5-« La nuit fraîchissait. Des brancardiers arrivaient sans cesse. Ils posaient leurs brancards par terre, les déchargeaient et repartaient. Dès que je fus arrivé au poste de secours Manera ramena un sergent-infirmier qui me banda les deux jambes. Il me dit que, grâce à la terre qui recouvrait les plaies, l’hémorragie avait été insignifiante. »

6-« A quelques mètres devant lui, il vit un civil traverser les files de  tommies. Il était petit avec une barbiche, et malgré la chaleur, il portait un imperméable. On sentait qu’il devait être décoré sous son imperméable. Il marchait avec une fermeté rageuse, comme s’il avait décidé, une fois pour toutes, de ne jamais mourir. C’était un petit vieux tout seul sur une plage au milieu des soldats. »

7-« Pendant que l’ouragan se déchaînait autour de nous, je passai en revue le secteur de ma section. Les hommes avaient mis baïonnette au canon. Ils se tenaient debout, immobiles comme des statues, sur la pente avant du chemin creux, et scrutaient les approches. De temps à autre, à la lueur d’une fusée, je voyais des casques d’acier serrés l’un contre l’autre, les baïonnettes briller, lame contre lame, et sentais monter en moi la conscience d’être invulnérable. On pouvait nous écraser, pas nous vaincre. »

8-« Suivait le catalogue des œuvres vues de face, de profil ou en perspective, avec les cotes détaillées, hauteur, largeur, et toutes les combinaisons possibles : Départ  pour le combat, A l’attaque ! Debout les morts ! Poilu mourant en défendant le drapeau, Camarades de combat, France pleurant ses Héros, Coq foulant un casque boche, Victoire !, etc. »

9-« Après neuf mois de guerre, nous n’avons pas encore réussi à faire adapter, par les industries dont elles dépendent, les mitrailleuses et les commandes au climat de la haute altitude. Et ce n’est pas à l’incurie des hommes que nous nous heurtons. Les hommes, pour la plupart, sont honnêtes et consciencieux. Leur inertie, presque toujours, est un effet, et non une cause, de leur inefficacité.

L’inefficacité pèse sur nous tous comme une fatalité. Elle pèse sur les fantassins armés de baïonnettes face à des tanks. »

10-« Une fois j’ai cru voir une lueur bouger dans la jungle et je me suis surpris à presque murmurer : « Je ne suis pas prêt à ça, je ne suis pas prêt à ça. » C’est là que j’ai décidé de laisser tomber et de faire autre chose de mes nuits. Et je n’allais pas aussi loin que ceux qui tendaient des embuscades ou que les Lurps, les patrouilles de reconnaissance en profondeur, qui sortaient toutes les nuits pendant des semaines et des mois, allaient ramper près des camps de base VC ou le long des colonnes des Nord-Vietnamiens. Déjà je vivais trop près de mes os, je n’avais plus qu’à l’accepter. En tout cas je gardais les pilules pour plus tard, pour Saigon et la déprime horrible que j’y trouvais chaque fois. »

 11- « Nous descendîmes de voiture et nous nous approchâmes du soldat qui était là, debout, immobile, le bras droit tendu pour nous montrer la route. Il était mort. Il avait les yeux hagards, la bouche entrouverte. C'était un soldat russe mort (...).
- Quand vous les amenez là sur place, ils sont vivants ou morts ?
- Vivants, naturellement ! répondit Schultz.
- Ensuite, ils meurent de froid, naturellement ? Dis-je alors.
- Nein, nein, ils ne meurent pas de froid : regardez là. Et Schultz me montra un caillot de sang, grumeau de glace rougie, sur la tempe du mort. »

12-« Dans toute l’Europe, depuis les bords de l’Asie, des armées, assurées de combattre pour une bonne cause et de vaincre, sont en route avec l’impatience de se mesurer avec l’ennemi.

Qui a peur ? Personne ! Personne encore…

Vingt millions d’hommes, que cinquante millions de femmes ont couverts de fleurs et de baisers, se hâtent vers la gloire, avec des chansons nationales qu’ils chantent à pleins poumons.

Publié le 20/04/2020 13:48  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Polars et romans noirs  -  par Claude

Treize polars et romans noirs à identifier parmi les quinze titres proposés :

Michael CONNELLY, « Le dernier coyote » ; Donna LEON, « De sang et d’ébène » ;  Bernard MINIER, « Glacé » ; Henning MANKELL, « L’homme inquiet » ; Deon MEYER,  « A la trace » ; Olivier TRUC, « Le dernier Lapon » ; Ian MANOOK, « Yeruldelgger » ; Arthur UPFIELD, « Les veuves de Broome » ; Michel BUSSI, « Mourir sur Seine » ; R.J. ELLORY, « Les neuf cercles » ; Peter MAY, « L’homme de Lewis » ; Petros MARKARIS, « Le Che s’est suicidé » ; Fred VARGAS, « L’armée furieuse » ; Don WINSLOW ; « La griffe du chien » ; Agatha CHRISTIE , « Cinq heures vingt-cinq » 

1- « Il n’y avait pas de gare à Ordebec, il fallait descendre à Cérenay et prendre un car. Il ne serait à destination que vers 5 heures,d une assez longue expédition pour une courte promenade. Avec la lumière de l’été, il avait tout le temps de parcourir les cinq kilomètres du chemin de Bonneval. Si un meurtrier avait voulu exploiter la déraison de cette Lina, c’était là, peut-être, qu’il pouvait avoir laissé un corps. »

2-« Ernie et lui sont restés bien à distance de la Mercedes noire lorsqu’elle s’est engagée sur l’autoroute vers le centre de Guadalajara. Ils ont filé la voiture à travers le vieux Centro Historico, traversé la Croix des Places- Plaza de Armas,  Plaza de la Liberacion, Plaza de la Rotonda… »

3-« La circulation est fluide et les automobilistes conduisent sans se presser. Depuis que l’aéroport a déménagé à Spata, la Vouliagménis respire mieux. Phanis descend l’avenue alimou et débouche sur l’avenue Possidonos qui longe le rivage. Les gens se sont déversés sur l’avenue du bord de mer et se bousculent à un mètre et demi du parapet de pierre menant à la plage. »

4-« Lorsqu’ils atteignirent le sommet d’Uabhal Beag, le paysage changea à nouveau. De la roche granitique émergeait par endroits sur des collines tapissées de vert qui plongeaient en replis et ravines sous le soleil pâle de printemps vers l’or des sables et le turquoise de la mer de Luskentyre. »

5-« Vianello l’avait suivi et se tenait à côté de lui. Sur les grands mâts, en face de la basilique, les drapeaux claquaient violemment dans le vent ; les bateaux et les gondoles oscillaient et s’entrechoquaient si bruyamment qu’on entendait leurs coups sourds en dépit du vent. »

6-« -Mademoiselle, je comprends votre point de vue. Contrairement à ce qu’on dit dans les romans vous jugez qu’il est très difficile de déterminer l’heure de la mort. J’ai examiné le cadavre de Trevelyan à huit heures et je puis affirmer que le capitaine  a été tué au moins deux heures auparavant. »

7-On a obtenu une correspondance avec des empreintes enregistrées sur le réseau il y a sept ans, par un truc appelé « Base d’identification criminelle des Etats du Sud », un machin qui regroupe cinq Etats, dont la population totale ne fait même pas la moitié de celle de L.A. »

8-« Il commença par parcourir un mémo de la direction centrale que Lennart Mattson lui avait demandé de commencer et qui traitait de la dernière en date des réorganisations qu’on imposait en quasi-permanence aux différents districts de la police du pays. En l’occurrence, il s’agissait de créer un système pour intensifier la présence policière sur la voie publique le week-end et les jours fériés, pas seulement dans les grandes agglomérations mais aussi dans les petites villes comme Ystad. »

9-« Ils s’assoient sur un rocher, appuyés l’un contre l’autre, une coupe de champagne à la main, les provisions déballées devant eux. La lune est une pièce d’argent, Sea Point et Green Point s’étirent en-dessous, la ville sur leur droite ; la N1 rampe comme un ver phosphorescent vers les montagnes des Hottentots Holland qui barrent l’horizon à l’est. »

10-« Le silence était retombé, le cri semblait finir au fond de la vallée, mais Nina en avait encore la chair de poule. Nina regarda autour d’elle, toute cette blancheur, ces montagnes pelées d’où émergeaient quelques bouleux nains, quelques rochers, cette lueur bleutée dans le ciel  où le soleil peinait à s’immiscer. Le regard portait loin, d’où ils se tenaient, à flanc de montagne, mais il n’accrochait rien d’humain. Le campement d’Aslak devait être de l’autre côté du sommet. »

11-« Quand elle arriva près des deux yourtes, une femme l’attendait devant la porte ouverte de la première. Elle tenait un petit étal de pierres et d’os. L’autre yourte était plus grande et derrière la porte fermée Solongo entendit le sifflement d’un outil, comme une ponceuse ou une meule. Un cheval attaché à une corde, à l’arrière, la regardait fixement. »

12-« L’angle serré du méandre ne permettait pas de voir plus loin quelques kilomètres, mais chacun savait  que d’ici quelques heures les grands voiliers surgiraient, juste devant la colonne Napoléon qui commandait l’entrée du port sur la rive droite.

Le petit village de la Bouille se réveillait à peine. »

13-« Quelques étoiles commençaient à percer, brillantes comme si on les avait astiquées. Les illuminations de Noël formaient des coulées de lave scintillante dans la rue mais toute cette agitation lui parut dérisoire dans le regard immémorial des Pyrénées. Même le crime le plus atroce devenait petit, ridicule, face à l'éternité colossale des montagnes. Guère plus qu'un insecte écrasé sur une vitre. »

Publié le 20/04/2020 11:03  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Promenade au musée - 60 peintres célèbres  -  par Michele

Enfin déconfinés ! Nous avons décidé de visiter le musée d’Albi. Allez c’est vendu. Philippe vient avec des amis, nous serons plus de dix. Marc est de Toulouse, Lautrec sera notre première étape, il nous  y rejoindra. Ail, caïeux, bottes, recette de la soupe à l’ail… pour découvrir les bienfaits de cette petite gousse, nous avons le temps. Guy nous fait visiter son domaine, Raphaël monte un de ses ânes gris, Manon court après une poule rousse au plumage brillant. Un homme, roux, haut et large pousse un léger attelage tandis que deux gars musclés sarclent les plants, courbés vers le sol.

On a la dalle ! Il est l’heure de déjeuner sur l’herbe ! Nous avons de nombreux  en-cas, l’eau pétillante et fraiche, du bon pain bis. Si Erwan veut bien distribuer le bout d’un pain à chacun, on propose du saucisson sec et du bacon fumé. Un taboulé de mil et autres céréales circule. Il faut trier les cerises et déboucher le vin, si vous voulez en boire dit Laure. Un enfant fait le mort, oh quel vilain jeu dit sa mère ! Claire a envie d’un bon artichaut. D’un sac, elle en sort plusieurs. Des toasts circulent et pour les saisir,  il y a même des piques ! A Biarritz, on en trouve de  toutes sortes, mais ça coûte un bras ! « Que tu  dis, David, quel pingre » soupire Denis, ça le saoule ! L’âge sans doute !  Les fromages, brie, parmesan, conté circulent, puis les desserts, des goyaves fraîches et des pâtisseries pour les gourmands ! Il y a du cidre doux, mais si ce lait est entamé, il faut le boire ou le jeter  déclare Guy !

Au moment du départ, Marc cherche ses clefs de voiture ! Il les retrouve le long du champ. Nous prenons la route qui traverse une lande. La croix d’une église se profile au loin. Un castelet apparait entre les feuillages, de la tour à créneaux, des corbeaux s’envolent.  Voila la cathédrale d’Albi. Sur le parvis, une jeune femme joue de la harpe, ses cheveux frisent, elle est belle. Initiation pour un public restreint mais sous le charme. Un chapeau recueille des pièces de monnaie.  La manne n’est pas bien grosse mais c’est du black. Un peu à l’écart, un potier tourne la glaise. Dans le musée, nous attendons des personnes qui se joindront à notre groupe pour la visite guidée. Leur car, à Vages est en panne… prenons notre mal en patience ! Gégé rit. Comique, non ?

En sortant, les enfants courent après un chat maigre et sale. C’est un chat galeux crie une vieille femme, ne le touchez pas ! Dans la voiture, Emma tisse une ceinture pour son ours, Laure cherche un nécessaire de couture. Son ami, Roland en a un. David, voué aux  blagues en lance une « Quand  d’un ski, on tombe, qu’est-ce qu’on fait ? » On rit !

Publié le 19/04/2020 20:41  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Sépulveda  -  par Evelyne
Rediffusion hier soir sur Inter . " L'homme qui lisait des romans d'amour", lu par Guillaume Galliene. Fabuleux. Après c'est l'insomnie assurée ! Evelyne
Publié le 17/04/2020 12:34  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
L'île  -  par Patricia_et_Claude

L’ILE ,  de Sigridur HAGALIN BJORNSDOTTIR (Gaia 2018)

«  Il arrive que des choses rassemblent l’humanité toute entière », c’est ainsi que commence la présentation du livre, de quoi être perplexe par rapport à la période que nous traversons tous en ce printemps 2020.

Ce roman d’une auteur Islandaise, raconte les réactions exacerbées, nationalistes, xénophobe s et  les tentations autoritaires du gouvernement alors que le pays tout entier est isolé du reste du monde pour une raison inconnue.

Un extrait : « Nous ne pouvons pas  publier n’importe quoi en ce moment…il ne faut pas effrayer les gens. Nous n’avons rien à craindre si ce n’est la peur elle même (Churchill) ».

 Un des personnages du livre est Maria, une violoniste or sa spécialité ne semble plus nécessaire : «  La nation se demande si elle a les moyens de maintenir le système éducatif et les hôpitaux, elle ne pense plus qu’à l’agriculture…ce n’est qu’ensuite que l’on peut discuter de beaux arts et de littérature… ».

« Bjarki, un autre personnage, journaliste lui,   écrit un article sur l’évolution des brigades de sauveteurs depuis qu’on les a armées et intégrées aux forces spéciales de police, il  décrit ces nouvelles recrues montées en grade à toute vitesse, ces petits mecs revanchards et qui montrent leurs gros  biceps… ».

 Ce récif édifiant ne peut que nous faire réfléchir.

Publié le 17/04/2020 11:45  - 2 commentaires 2 commentaires - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Quatre temps du silence  -  par Monique

Marie Rouanet “Quatre Temps du silence” Ed De Borée Collection Terre de Poche

En ces temps de (relatif!)confinement ,pour nous, privilégiés qui vivons en semi-campagne dans un environnement vert ,ce calendrier d’un automne à l’autre dans lequel s’inscrit la vie des personnages de ce “roman”en terre paysanne,nous dit que « le bonheur espéré à toujours

été là,dans les petits instants fugitifs de l’existence :la récolte des pommes,la lumière frissonnante dans les peupliers, la lecture d’un roman, le plaisir d’un bon repas avec presque rien, le tic-tac trop fort du réveil qui empêche parfois de dormir,les conversations impromptues avec de rares voisins... » .

Mais nulle miévrerie,nulle fade broderie bucolique dans l’écriture, le récit ou les personnages de Marie Rouanet .

Bonne lecture à vous !

Publié le 17/04/2020 11:45  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Victor Hugo vient de mourir  -  par Patricia

Victor Hugo vient de mourir de Judith PERRIGNON  ( Pocket)   2017

Cette écrivaine journaliste dans ce roman où tout est vrai, nous fait vivre  les journées des funérailles nationales de « l’immortel ». Décédé le 22 mai 1885, son corps sera plac é au Panthéon le 1 juin. Vous serez aux côtés de la famille, de ses petits enfants, Jeanne et Georges,  plongerez dans l’émotion collective du peuple reconnaissant ( les Misérables, les Communards), vibrerez dans la ferveur et la fureur des 2 millions de personnes présentes ce jour

Vous découvrirez aussi pourquoi l’enterrement a eu lieu un lundi non chômé et non un dimanche et à quel prix se sont loués les escabeaux nécessaires pour voir son passer son  cercueil .

Un petit extrait : «  La nouvelle court les rues, les pas-de-porte et les métiers, on entend l’autre dire qu’il est mort le poète…Elle tombe à l’heure de la cantine la mort, dans la toute jeune école laique gratuite et obligatoire, elle plane sur les réfectoires comme un rapace qui vole bas, elle rappelle la récitation des Châtiments …Elle traverse les ponts, les murs…Une heure plus tard, les éditions spéciales inondent les rues…Et c’est marée montante devant la maison du poète…Elle laisse l’évènement descendre sur elle, les mailles de la légende s’emparer d’elle. »

Un roman-vrai que vous aurez le temps de lire avant la conférence sur les combats de Victor Hugo que nous reprogrammerons dés que cela sera possible. Et qui peut se lire aussi comme un clin d’oeuil à toutes les instrumentalisations possibles des grandes émotions collectives.

Publié le 17/04/2020 11:45  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Baroque sarabande  -  par Elisabeth

Je vous présente un livre que j’aime beaucoup : « BAROQUE SARABANDE » de Christiane TAUBIRA, qui m’a impressionné par son côté à la fois personnel et multiculturel.

En plus, il est très bien écrit, ce qui ne gâche rien !

Cette maîtresse des idées et de la langue française m’avait déjà frappée quand elle est venue donner une conférence dans l’un des meilleurs centres culturels de Bruxelles.

Le succès qu’elle a remporté à cette occasion-là m’a semblé non pas tant viser la juriste ou la politicienne, mais avant tout la femme de lettres et de culture.

Son livre est un hommage à tout ce qu’elle doit à l’art et à la littérature, aux « infinies ressources des livres ». Selon ses paroles, « …, quelque part un livre répond à votre quête ».

Elle a  parlé de la manière dont certains livres ou autres travaux d’artistes avaient contribué à la formation de son identité et de sa liberté d’esprit. Cette lecture m’a aidée à progresser dans mes propres réflexions. D’autant plus qu’elle dépasse le cadre d’une seule langue et d’une seule culture.

Maîtrisant plusieurs langues, elle a cherché en priorité à lire des ouvrages dans leur idiome d’origine, mais là où elle s’est heurtée aux limites de ses connaissances linguistiques, elle n’a pas hésité d’en lire beaucoup d’autres en traduction.

Ayant travaillé moi-même comme traductrice, j’ai été très intéressée par les idées qu’elle développe sur le phénomène de la traduction en tant que moyen pour créer des liens intercultuls. Parmi les auteurs qu’elle cite, il y a Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas,

Gabriel Garcia-Marquez, René Char, Yachar Kemal, Simone Weil, Toni Morrison, et tant d’autres….

Voici ce que je voudrais soumettre à votre attention.

En ces temps difficiles, où beaucoup de nos certitudes sont remises en cause, la lecture et la culture semblent , plus que jamais, des refuges et des richesses indestructibles.

Publié le 17/04/2020 11:45  - 2 commentaires 2 commentaires - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Un long chemin  -  par Evelyne

Suggestion de AMP

 « Confinée ?  Pourquoi pas une nuit ? dans une bibliothèque ? », inspiré

de ‘La Cote 400’ de Sophie DIVRY .

 ‘Un long chemin’ de Herbjorg WASSMO, une grande dame de la littérature norvégienne. Ed Gaïa poche

Hiver 1944-1945 dans le Nordland, l’extrême nord de la Norvège, d’Ouest en Est, de Narvik à la frontière commune avec la Suède. A vol d’oiseau 50 km, mais par le détour des sentiers de montagne, à 1200/1400m, la distance avoisine le double.

Un fait réel a inspiré son roman à l’auteur.

Un couple, accompagné de son  petit garçon de 5 ans, entreprend de fuir, par les sentiers de haute montagne, en pleine tempête de neige et par un froid extrême, -30°, pour aller trouver refuge en Suède. L’homme est un résistant de la première heure et est recherché. L’armée allemande occupant Narvik, il n’a comme seule issue que la fuite provisoire vers la Suède, toute proche, pour y trouver une dérisoire sécurité. Alors commence ce long chemin périlleux, à devoir lutter contre le froid, la douleur, le découragement, l’épuisement physique et moral. L’épreuve laissera des marques aux trois fugitifs. L’expression  « aller jusqu’au bout de ses forces »  prend ici toute sa signification.

Un texte court  que l’auteur a voulu  comme un hommage à tous ces laissés pour compte des guerres, femmes et enfants surtout, donnant la parole à l’enfant, dans son récit, cet enfant qui essaie de mettre ses mots à lui sur ce qu’il comprend du monde des grands.

Publié le 17/04/2020 11:45  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
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L’Association J’MLIRE a été créée en Avril 2011, à l’initiative de 8 femmes désireuses de s’impliquer dans des manifestations autour du livre et de la lecture : conférences,  rencontres littéraires…avec un temps fort, l’organisation d’un salon du livre « Délire de lire » à l’automne, rassemblant tous les acteurs des métiers du livre.