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MILLE FEUILLES
REPAS LITTÉRAIRES
POLARS DE NUIT

MILLE FEUILLES MÉDIATHÈQUE AUSSILLON

Vendredi 24 Février 2017

Record d’affluence, beaucoup de curieux pour 9 livres présentés.

Trois séries de BD, retenues pour la qualité de leur graphisme, toutes consultables à la médiathèque : chez Dargaud, Le combat ordinaire de Manu LARAND et Blacksad quelque part entre les ombres de J D. CANALES et J. GUARNIDO ; chez Casterman, de Maryse et Jean François CHARLES, India Dreams.

L’Embellie de Audur de Ava OLAFSCOTTIR. Il s’agit d’un roman original par son propos et sa construction, y alternent des moments de bonheur et d’autres plus sombres. C’est l’histoire d’une jeune femme et d’un petit garçon de 4 ans qui parcourent l’Islande. On est séduit par le charme, la tendresse, le partage de cette femme intrépide qui n’hésite pas à partager des recettes de tricot et de cuisine ; attention humour garanti…

Article 353 du code pénal de Tanguy VIEL. Ce roman raconte une tragédie humaine, c’est un polar social qui se déroule dans les années 1990 dans un village du Finistère. Martial Kermeur ancien ouvrier de l’arsenal de Brest, raconte son histoire avec les mots simples d’un homme usé par la vie. On reste saisi par la fulgurance de son propos, sa poésie même, la densité de ses paroles qui nous touchent en plein cœur par ce qu’elles disent de ceux qui n’ont rien et à qui on enlève tout même la dignité.

La route de Jack LONDON. De cet auteur on connaît surtout Croc Blanc, Martin Eden… pour découvrir la vie d’aventurier de J. London, partez avec lui sur la route des vagabonds du rail. C’est un document sociologique où l’on découvre l’univers des jeunes américains de la fin du XIX siècle qui poursuivis par la police, passaient leur temps à parcourir le pays sans argent en vivant d’expédients. De plus ceci est raconté avec humour et dérision à la manière de Chaplin, Steinbeck ou Kérouac. Cette lecture vous incitera à découvrir aussi un J. London militant socialiste, reporter dans les bas fonds de Londres (livre : le peuple de l’ombre).

D’Acier de Silvia AVALLONE. D’Acier, c’est la lumière éblouissante du soleil sur la plage de Piombino face à l’ile d’Elbe en Méditerranée. C’est la lumière incandescente et provocante des corps d’Anna et Francesca, jeunes filles de 13 ans inséparables. D’Acier c’est la lumière brûlante et fracassante de l’acier ce métal que les hommes essaient de maîtriser toute l’année. Ce roman où les mots sont si charnels qu’on les ressent dans le corps autant que dans l’âme restera dans votre mémoire.

C’est délit cieux et Tu n’as rien vu à Hiroshima d’Emmanuelle RIVA. Auteur et surtout actrice E. Riva vient de nous quitter. Lors du tournage du film Hiroshima mon amour elle avait pris de nombreuses photos qui ont servi ensuite à réaliser une exposition, en 2009. Le texte provient d’entretiens avec Laure Adler entre autre et permet de découvrir une femme libre et indépendante.

De nos frères blessés de Joseph ANDRAS. Il s’agit de la biographie de Fernand IVETON, le seul européen d’Algérie guillotiné pour fait de terrorisme. Le 14 novembre 1956 à Alger, il place une bombe à l’usine à gaz, les dégâts sont minimes mais l’opinion publique se déchaîne contre lui car le climat d'émeute terrorise la population. La grâce présidentielle ne lui sera pas accordée par le président Coty (F. Mitterrand était alors garde des sceaux). Cette histoire fait penser au livre, l’étranger d’Albert Camus.

La petite lumière d’Antonio MORESCO. Dans un hameau abandonné un homme d’un certain âge, voit chaque nuit à la même heure s’allumer une petite lumière dans un lieu non habité. Il décide de partir à sa rencontre. Avec une langue vivante et poétique l’auteur nous entraîne à nous immerger dans la nature avec lui, à contempler les lucioles, suivre la migration des hirondelles. Un livre délicat et puissant, où l’imaginaire se mêle au réel. Si vous voulez y frôler le fantastique et côtoyer le mystère, laissez vous guider par A. Moresco.

Alpini, de roc, de neige et de sang de Gérard GUERRIER. Un jeune bourgeois franco-italien, d’une famille industrielle milanaise participe à la guerre entre l’Italie et l’Autriche en 1915, la « Guerra bianca » où il sert en tant qu’officier des chasseurs alpins, les Alpini. Une histoire d’amitié, avec un ami guide autrichien, donc devenu adversaire, d’amour avec une belle musicienne, le tout dans un contexte de guerre, de roc, de neige et de sang.

Un front de la Première Guerre mondiale peu connu que Gérard Guerrier nous fait découvrir.

Pour terminer, voici un texte d’Hubert REEVES, « Notre époque cherche de nouveaux maîtres à penser et de nouvelles certitudes. Les intellectuels ont perdu leur prestige. Les curés ne sont plus écoutés. On demande donc aux scientifiques de les remplacer. Il faut résister. Mieux vaut apprendre aux gens à vivre dans l’incertitude quand il s’agit des grandes questions : sens de la vie, celui de l’univers. Chacun doit attendre l’état adulte, c’est à dire élaborer lui même sa propre vérité. C’est pourquoi les scientifiques doivent refuser de devenir des gourous. Il faut mettre le public en face de ses connaissances et de ses doutes. Faire comprendre que le discours scientifique n’est pas un discours de vérité, mais une démarche en cours d’élaboration toujours possible de changements, si de nouvelles observations l’y obligent. »



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