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Réaliser des esquisses revient à planter des graines pour faire pousser un tableau.   Vincent Van Gogh

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Le grand secret  -  par JLH
Si vous avez la chance d'avoir sur une étagère un exemplaire poussiéreux du roman "Le grand secret" de René Barjavel, c'est le moment de le lire ou de le relire. L'humanité (dans tous les sens du terme) y est confrontée à un risque de pandémie bien plus redoutable que celle provoquée par un virus !
Publié le 28/03/2020 18:35  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
LA MER DANS TOUS SES ETATS  -  par lisette
LA MER DANS TOUS SES ETATS   Vous l’attendiez depuis des mois ce dîner où poissons, coquillages et autres crustacés mais  aussi récits et histoires devaient célébrer la mer !!! Mais la mer était dans tous ses états, elle criait sa colère. Finies les agapes et les belles histoires. Tel un raz de marée, elle dévoilait , échoués devant nous,  poissons sur-pêchés ,  déchets polluants ,  migrants engloutis. Impossible  d’embarquer, vous devez rester au port, confinés en quarantaine, résignés mais pas encore rassurés. Il ne vous reste qu’à rêver au prochain banquet en préparant des textes édifiants mais apaisants pour sauver non seulement la mer mais la planète entière.   Patricia le 26 mars 2020    
Publié le 26/03/2020 11:53  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
CORONAVIRUS CONTROVERSÉ  -  par claude
Le confinement ne contente personne. Il contribue à contrôler la contamination de nos congénères qui, soit consentent à cette contrainte, soit compromettent les conditions de complète guérison. C'est la complainte du con condescendant qui fuit les concessions alors que les non-cons le considèrent avec commisération ! Nulle compassion pour les contrevenants ! Restez confinés, vous serez considérés ! Continuez à consommer vos confitures, vos conserves, vos confiseries, en restant chez vous, vous éviterez des complications.   Compliments du CCC ( Contrôle Continu de la propagation) du Coronavirus
Publié le 25/03/2020 21:02  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
CORONAVIRUS COVID 19  -  par Monique
Petite cellule microscopique à la con composée de tout ce que l’on ne peut pas comprendre et qui nous cloître tous pour un bon bout de temps dans nos pièces communes. Consternation générale et unanime en France où seul, le confinement général et complet (même si c’est à contrecœur !) peut nous sortir de cette condition qui peut avoir un côté comique par les contrepèteries ou les conneries que l’on peut recevoir ou bien par des conseils tout aussi complexes. Tous les continents sont confinés et il n’est pas question de condamner les responsables politiques. Ceci dit, la confiance qu’on leur accorde est contractée. Malgré tout, au fil des jours, nous avons tous conscience que ce congé non convoité va nous contrarier et nous condamner à communiquer seulement par téléphone nos commérages. Il ne va pas sans dire que d’un commun accord avec nos compagnes (compagnons), une complicité doit s’instaurer en toute confiance et sans confusion. Le maître mot pour être compris est la concentration et la confiance. Il est bien connu que pour bien nous conduire, il nous faut un minimum de compassion et de compréhension. Il n’est pas très compliqué de faire des compliments pour bien rester connecté dans le couple. La reconquête de l’autre passe peut être par ce moment de convoitise. Continuons à combattre ce con de virus qui nous condamne à rester confinés. Complotons contre lui sans condition et avec le concours de tous nos concitoyens. Faisons confiance à l’avenir, dans quelques jours, nous pourrons tous nous congratuler et nous nous concerterons pour comploter des retrouvailles conviviales. Les convocations, les invitations vont pleuvoir, les convives auront conscience que le confinement est compliqué à vivre, que la confiance va nous combler et que la compassion est chère à nos cœurs.
Publié le 24/03/2020 23:18  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
CONFINÉS !  -  par Michele
Sale petit con ! Un virus plus minuscule qu’un confetti, le Covid-19, c’est le terme consacré, réveille nos consciences. Après moult conciliabules, consultations, concertations, conférences,  Conseils de Ministres, la conclusion tombe, concise ! La France entière est confinée ! CON FI NÉE ! Sous contrôle pour deux semaines au moins ! Comptons plutôt quatre, voire cinq semaines ! C’est un comble ! Contaminée par un virus inconnu et sournois, la France, Pays des Droits de l’Homme (et un peu de la Femme aussi) voit ses libertés confisquées ! Nous n’allons pas alimenter les controverses complaisantes des YAKA FOKON YAKA PA dans ce contexte alarmant. Le constat est confondant, la contagion continue de tuer chaque jour des centaines de malades. Ce comparse complote, conspire, envahit nos constitutions les plus solides comme les plus fragiles et les tue à coups de congestions pulmonaires. Le tueur agit-il avec des complices ? Dans ce climat parfois confus, des consignes de confinement très strictes constituent la seule contre-offensive pour combattre la maladie et conjurer le mal. Vous voilà donc en télétravail ou en congés, condamnés à supporter votre famille dans un face à face contraint dont la durée encore inconnue pourrait être source de conflits… Alors, que faire dans ses conditions de confinement ? Contre-attaquez dès le matin, prenez un café, contactez vos amis, confrères, condisciples, compagnons et connaissances pour récréer l’ambiance du petit noir au comptoir si elle vous manque. Puis, concentrez-vous sur des taches concrètes, comme la confection d’une délicieuse confiture composée de bananes et kiwis relevée de quelques gouttes de vanille de Bourbon. La recette ni compliquée ni chronophage peut être réalisée par vos enfants et constitue une séquence agréable et conviviale du programme L’école à la maison puisque vous voilà aussi concernés par la scolarité de vos enfants ! Dans la séquence confiserie, la confection de congolais avec les plus-petits contribuera à conforter votre image de papa ou de maman gâteau. De plus, en cuisinant, les enfants feront de la conjugaison, du calcul et se familiariseront avec les conversions des volumes ! Côté condiments, vous pouvez tenter le concombre confit au vinaigre. Confiez à votre conjoint la responsabilité d’un concours de contorsions et grimaces dont la récompense serait un combiné contrebasse-contre-chant conçu par un commensal complice, votre aîné par exemple, un grand garçon en pleine crise de contestation. Evidemment, il faudra faire des compromis, vous devrez concéder à tous vos enfants une connexion confortable aux réseaux sociaux pour maintenir le contact avec les contaminés des quatre coins de la planète. Pour qu’ils lâchent leurs consoles et portables, vous proposerez une séquence désherbage pour les plus grands, et jardinage avec semis de graines de radis roses pour votre petit dernier de trois ans. Celui-ci adore arroser le jardin, les graines seront noyées et éparpillées et vos pieds trempés… Mais vous serez conciliant devant votre petit bout de chou tout contrit ! Demain, vous tenterez la construction d’un hôtel à insectes… Concernant les sorties, vous regretterez le Complexe du Zénith dont le concert de Souchon est reporté à l’automne, Allo maman, bobo… Ce n’est qu’un contretemps ! Vous confierez être content de votre contribution à la lutte contre le virus. Votre compassion grandira pour les soignants qui risquent leur vie pour sauver des malades. De votre balcon vous les applaudirez à vingt heures. Vous garderez confiance dans nos ministres. Toutefois, les dernières infos vous consterneront puisque vous observerez la courbe du nombre de morts doubler en trois jours. En conclusion, vous comprenez la complexité de la situation. Le soir, vous ramènerez la concorde dans les chambres et lirez à votre benjamin gambadant sur son lit un ou deux contes, vous les connaitrez par cœur d’ici quelques jours… Sous la douche, vous céderez à quelques comportements compulsifs, comme le lavage répété des mains, des robinets et de la douchette, vous conviendrez avoir du mal à concevoir un confinement bientôt complet ! Dans ce contexte, vous pourriez vous concentrer sur des cours de chinois ou concocter enfin les bases de ce projet qui vous tenait tant à cœur quand vous aviez vingt ans… In fine, complètement épuisé de votre longue journée, vous contemplerez le cosmos constellé de milliards d’étoiles, vous chercherez Mars la Rouge que l’Homme espère conquérir bientôt et vous conclurez  que cet Homme n’est encore qu’en tout petit enfant fragile et démuni, bien loin d’avoir appréhendé sa condition minuscule dans l’univers et les mystères infinis de la Vie…
Publié le 24/03/2020 19:35  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
CONFESSION  -  par Gessie
Avec mes convives habituels, mes amis complices, nous nous étions concertés pour partir au Congo, j’étais contente !
Consternation !
Me voilà consignée chez moi, en toute conscience, je constate que mon futur n’est plus conforme à mon concept de Vie !
Sans contestations, je me confine et me sens condamnée à consommer conserves, confitures, produits congelés, concombres, canard confit, comté et compotes.
Je me console en lisant des contes et prends le temps de contrôler mes comptes, du concret !
Les contacts sont nombreux par connections internet, je me confie et les conversations sont réconfortantes!
Pas de complainte, je le conjure, gardons confiance !
À bientôt pour rire ensemble, de concert !
Publié le 24/03/2020 18:30  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Con, finement?  -  par MamieJo81
Confinement. Con, finement ?   Comment faire ? A cette heure, samedi dernier, on y croyait encore. A quoi ? A nos vagabondages en camping vers l’Océan, à nos balades sur la plage, les yeux rivés aux jumelles, en quête d’oiseaux migrateurs et de nidifications, à nos coups de pédales vers le Cap Ferret et la Dune du Pyla, à nos soirées con-viviales débordantes de rires ou con-centrées sur les découvertes du jour à venir. Que pouvions craindre dans notre maison roulante, garée dans la nature, frigo plein à ras bord et soute débordante de con-serves, prêtes à servir à des cons bien confits, con-centrés sur leur plaisir égoïste et tranquillisés par le peu de prise qu’ils offriraient à ce foutu « Coquelque chose » (dont on ne doit pas prononcer le nom !) A cette heure, il y a huit jours… le plaisir, encore. Le plaisir de faire quelques courses sur le marché, sans poignées de mains et sans bises, cela va de soi… Nous sommes des Con-citoyens ! Le plaisir de la routine du jour au moment de laver sa salade et préparer quatre frites à la grande satisfaction de nos sereines habitudes et de nos con-génères, en oubliant que ces dites habitudes avaient probablement généré les con-centrés sur notre nombril que nous sommes ! Car… pour le con-finement, figurez-vous que nous sommes bien mal con-figurés ! Heureusement, un tantinet com-patissant nous nous en sommes aperçus à temps ! Partir se balader devenait con-tradictoire et con-traire à la solidarité pendant que tout un monde en blouse blanche com-bat ce pervers de Coquelque chose ? Ce Coquelque chose qui a beau jeu de nous cerner tant que nous refusons de dire son nom, tant que nous ne nous sentons ni con-cernés, ni con-vaincus ! Oui. Non. Enfin. Cernés, c’est sûr ! Vaincus, j’espère bien que non. Certes, Elle est bien là, la boule qui râcle et serre le fond de la gorge. Il est bien là, le nœud flippant sous le sternum et cette charge qui com-presse la poitrine comme un étau, qui empêche les yeux de se com-plaire dans le sommeil par crainte de ne plus pouvoir se rouvrir ! Mais il est là aussi, cet instinct de con-servation com-battant qui … Certes, a eu besoin d’un peu de temps pour faire son chemin : Nous ne sommes pas des com-battants héroïques de bandes dessinées ; mais lentement, con-tre vents et marées et à pas con-tenus il nous con-duit, chaque jour qui passe vers… la con-quête de cet ennemi si con… tout court ! Vous con-naissez tous les con-signes ! Relativement simples même si au final, c’est plutôt com-pliqué à vivre ! Tiens, moi qui croyais que nos truands, dans leur prison aménagée, se la coulaient douce… Si cela vous con-sole : Com-mérez, Con-spuez, con-damnez entre les con-treforts de vos quatre murs, car vous l’aurez bien compris, dans notre Occitanie rurale, nous sommes des…confinés privilégiés ! Mais sachez qu’il n’y aura pas de surprise et, qu’au final, les injures et les critiques resteront con-treproductives et ne vous feront de bien… qu’à vous ! Et encore… En con-clusion, quand nous aurons enfin réussi à cerner le « con » et à le con-finer… nous aurons gagné ! ReCONnaître, reCONstruire, réCONcilier, ; ReCOMposer, réCOMpenser…. Jeu de con-finés : Con-tinuer la liste !
Publié le 24/03/2020 17:31  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Mais, que nous arrive-t-il?  -  par MamieJo81
Mais, que nous arrive-t-il ?   Nous sommes tous suspendus, en ce moment, aux déclarations, analyses et décisions qui alourdissent tous les jours un peu plus notre cerveau, nos tripes et donc notre quotidien. Dans cette drôle d’histoire pas drôle du tout, pas une de ces nouvelles journalières que nous traquons pourtant, ne nous réjouit. Elles nous heurtent. Elles nous blessent. D'aucuns, dont nos politiques, disent que c’est la guerre ! Je ne veux pas épuiser mon moral qui a déjà fort à faire, en leur contestant cette déclaration. D'autant que …. Comme pendant la guerre...(que je n’ai pas vécue !) Il semble malgré tout qu’il y ait des similitudes : Renoncer à aller travailler, renoncer à enseigner, renoncer à s’éloigner de son domicile, renoncer même à se soigner ; renoncer encore aux rencontres du matin à l’heure du boulanger, aux sourires en blaguant sur la place du marché, aux bonjours affectueux qui claquent les bises, aux visites à nos aînés et aux personnes en situation de handicap, nous devons renoncer aussi au bonheur d’accueillir nos "pitchons", aux prochaines vacances scolaires et… et…Et les renoncements s’ajoutent aux renoncements. Nous devons oublier le plaisir des balades dominicales pour s’asperger de soleil, les séances de cinéma, les échanges sur le déroulement des municipales, sur la santé du voisin ; les rencontres avec Jm Lire sur le dernier livre lu, mais aussi les discussions sur la valeur des semences car le temps du « potager » approche, les regroupements pour le comptage des oiseaux en pleine migration, les réunions de famille pour l’anniversaire du papé ou du petit dernier, et j’en passe ! Comme pendant la guerre nous devons limiter nos sorties à l’essentiel, faire nos courses alimentaires sans carte de rationnement certes, mais… à la queue leu leu, loin du précédent et loin du suivant, en se contentant d’ersatz la plupart du temps car, comme pendant la guerre, il y a ceux que j’appellerai les Egarés, qui ont pris d’assaut les rayons de pâtes, de biscottes, de riz, d’huile et de papier hygiénique ! Là aussi j’en passe ! Comme pendant la guerre, (puisqu'on ne l'a pas connue...on imagine en effet que ça pouvait être ainsi !) une menace plane sur nous tous, une menace pernicieuse qui se dissimule dans le printemps qui vient, dans les moments de communion fraternelle, dans les éclats de plaisirs les plus innocents, les plus solidaires aussi. Une menace qui peut nous choisir, nous surprendre et nous conduire vers le Coquelque chose (Celui dont on ne prononce pas le nom, comme dans Harry Potter !) D'aucuns, -mais est-ce bien le moment- s’écrient que c’est honteux de comparer la situation à une guerre, et clament scandalisés : « Qu’ils aillent en parler de la guerre avec ceux qui la vivent en Syrie ! » Mouais… Je ne sais pas vous, mais en ce moment les Yaka me fatiguent plus que d’habitude ; et ce n’est certainement pas très gentil de ma part car… Ces gens-là pensent certainement aux migrants. Nous le savons tous, la guerre provoque l’exode. Mais... Fort heureusement ! Chez nous, ce n’est pas la guerre ! Nous ne sommes pas en Syrie que diable ! Pourtant… L’autre jour, n’ai-je pas entendu qu’une foule apeurée a bravé consignes, police et promiscuité infectieuse, a envahi les gares sans précaution de distanciation, a fui la menace Coquelque chose de la capitale pour se confiner dans nos îles, nos montagnes et nos plages… oubliant, nécessité oblige, le cocorico matinal des coqs et le tintement trop bruyant des cloches de nos villages qui les avaient obligés à déposer plainte. Mais … ne soyons pas mesquins ! Nous, qui avons le privilège indécent d’être confinés dans nos bourgades de campagnes, déserts médicaux, commerciaux, culturels, et plus encore... Non… ne soyons pas mesquins ! Puisque Bienheureux nous sommes, sur nos îles, nos plages, nos montagnes, puisque Bienheureux nous sommes dans nos forêts, nos vergers et nos potagers. Aujourd’hui, nous, les confinés privilégiés, ne soyons pas mesquins ! Laissons venir les migrants en détresse, laissons-les venir s’abriter, fuir la promiscuité, la maladie et la peur… Ouvrons-leur toutes nos résidences secondaires inhabitées !!  Allons bon ! Ce n’est plus possible ? C’est trop tard ? Elles ne sont plus disponibles ? Déjà ? Bien sûr. Et oui. Maintenant les gares sont fermées ! Soyons disciplinés. Protégeons-nous. Il y a des endroits où... Coquelque chose se marre … Et moi, je ne sais toujours pas si nous sommes en guerre. Oui ou non ?
Publié le 22/03/2020 16:05  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
histoire femmes du tarn ( fin)  -  par lisette

GENEVIEVE LOMBARD épouse GAUTHIER (1915-1988) AUSSILLON  Festival Bach Geneviève est originaire du Gard. Arrivée à Mazamet pour accompagner dans ses fonctions, son mari Prosper, elle devient une fervente défenseuse de la culture. Geneviève et son époux deviennent présidents de la société d’instruction locale, créée en 1895 par Edouard Valette, on leur doit la venue des séances de projection, connaissance du monde qui avaient lieu à la salle Lagoutine. En 1966 Geneviève et son époux, puis seule après le décès de celui ci, met en place avec Monsieur de ROUVILLE, de Vabre, un festival de musique consacré à Bach qui donne à Mazamet une renommée internationale. Le père Martin de l’Oratoire et les chanteurs de Saint Eustache des Jeunesses musicales de France, attirent un public de plus en plus nombreux. Les  temples et églises de Mazamet, Aussillon, Vabre, Albi font le plein d’auditeurs d’autant que les prix des places sont attractifs. Pendant 23 ans, la première semaine de septembre, orgue, cantates, musique de chambre, toute la musique de Jean Sébastien BACH résonne et encore plus à l’église Bonnecousse d’Aussillon où l’orgue électrique vient d’être inauguré, ville où résidait Geneviève. En 1988 sur un des programmes du festival, le dernier qui a eu lieu, on lit les dédicaces nombreuses et émouvantes qui lui ont été dédiées à l’occasion de son décès survenu la même année.

MARCELLE  CROS ( 1943-2011) AIGUEFONDE  syndicaliste Marcelle est née dans une famille protestante, ses parents étaient ouvriers textiles . Elle a une scolarité brillante mais à 14 ans il lui faut travailler car elle a 5 frères et sœurs. A Mazamet en 1957 «  cela ne sentait pas bon mais il y avait du travail » a-t-elle dit à Laure Canezin, historienne qui a écrit un livre sur et avec elle et dont le titre résume bien sa vie : Il suffisait de ne pas avoir peur. Marcelle devient ouvrière textile dans l’entreprise Jules Tournier et fils,  elle y est rentrayeuse, elle  répare les défauts des étoffes. Elle deviens vite syndicaliste car « seule on ne peut pas y arriver » dit elle. A la bourse du travail elle milite en tant que membre de l’union locale de la CGT, pour faire respecter le droit syndical auprès des prudhommes. Marcelle  a été aussi présidente de la MJC d’Aiguefonde pendant de nombreuses années et la fête à Marcelle organisée chaque année est encore dans bien des mémoires. Invitée à l’émission Regards de femmes de la chaine télévisée FR3, elle y évoque les drapeaux des organisations syndicales mazamétaines du début du 20ième siècle qu’elle réussit avec l’aide de l’historien Rémy Cazals à faire inscrire à l’inventaire du patrimoine historique. Marcelle est décédée en 2011, la cérémonie funèbre au temple de Mazamet n’arrivait  pas à contenir la foule qui venait lui rendre hommage.

Ces  femmes du sud du Tarn évoquées dans cet article ne sont que quelques exemples méritant d’être mis en lumière. Il y en a certainement d’autres.  Elles ont suivant les cas fait preuve de courage, de volonté, de bienveillance ou de passion. Les sortir de l’oubli et leur donner leur juste place dans l’Histoire ou du moins dans nos pensées, notre mémoire voire notre cœur est je crois essentiel.

Patricia Daussin

Les lecteurs souhaitant apporter des précisions sur le parcours des femmes citées et ajouter d’autres exemples sont les bienvenus.

Publié le 21/03/2020 16:46  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
suite femmes du Tarn  -  par lisette

SUZANNE BARTHE épouse BOURGUET (1892-1985) LABASTIDE ROUIAROUX  Marraine de guerre Suzanne a passé son enfance à Montpellier, en 1913 a 21 ans elle épouse Fréderic Bourguet, ils auront 5 enfants, trois filles et deux garçons. Suzanne était cousine par alliance de Marie Louise Puech. En 1914, quand la guerre éclate, son mari est mobilisé, c’est elle, avec les contremaitres, qui assure la continuité de la production de draps nécessaires à l’armée. Elle contribue donc à l’effort de guerre comme les nombreuses ouvrières des usines textiles de Labastide Rouairoux qui par un labeur épuisant et mal rémunéré ayant justifié des journées de grève en 1917, ont été saluées par le maire de Mazamet venu servir de médiateur pour l’occasion. Suzanne devient marraine de guerre pour plusieurs soldats postés au front et donc éloignés de leur famille. Antonin Lor de Bretagne, qu’elle appelait « cher Lor » lui écrit « je vous serai éternellement reconnaissant », il est vrai qu’en novembre 1917 il vient passer 8 jours à Labastide Rouairoux, les seules vacances de sa vie. Antonin était marié et père d’un fils, il meurt au combat peu de temps après son séjour dans le Tarn. Les lettres reçues par Suzanne étaient restées dans le tiroir de sa table de chevet. Les descendants de la famille Lor ont pris des nouvelles des enfants et petits enfants de Suzanne au moment des inondations catastrophiques qui ont endeuillé Labastide Rouairoux en 1999.

MARGUERITE BONNAFOUS (1883-1970) MAZAMET  musicienne Dés 1917, Marguerite  soutenue par l’archevêque d’Albi et le père Guy de Mazamet, dirige la Scola Sainte Cécile, école de musique filiale de la Scola cantorum de Paris, chœur de chanteurs à vocation liturgique. En 1925 la salle Ozanam est prête à recevoir les répétitions et les concerts donnés par 80 chanteurs dont 50 enfants, Marguerite en est le chef de chœur. Le théâtre du jardin de verdure du jardin des promenades est un des lieux de prédilection de Marguerite, c’est ici que les pièces de théâtre célébrant la « Passion du Christ » sont jouées dans les années trente et attirent des milliers de spectateurs de toute la région. Marguerite est aussi une habituée du kiosque du jardin public où l’Union musicale républicaine,  dirigée par Albert Siguier qui devient l’Harmonie mazamétaine offre de nombreux concerts. Marguerite aimait aussi en plus des cours de musique qu’elle a donnés à de nombreux et nombreuses mazamétaines, mettre à l’honneur la langue occitane grâce à l’Escola d’Hautpoul où le chant, la « Mazamétole » était connu de tous. Marguerite a voué sa vie à la musique, elle est décédée a 87 ans, célibataire et sans enfant, elle habitait boulevard Soult à Mazamet, au cimetière de la ville sa tombe est à l’abandon.

MARIE THERESE BARAILLE  épouse GIRBAUD (1890-1941) MAZAMET  guérisseuse Marie Thérèse est la petite fille de Joseph Baraillé (1832-1916), fabricant de colle, proche des ouvriers. Il soignait avec des plantes et inventa un élixir végétal composé en partie de quinquina, camphre, gentiane, rhubarbe, aloes…). Cette formule empirique qui existe aussi en pommade est protégée par un secret familial. C’est avec cette préparation qu’étaient soignés les ouvriers délaineurs atteints du « mal charbon » infection cutanée causée par la manipulation des peaux de moutons putréfiées et parfois porteuses de germes. Cette pathologie pouvait être mortelle et le traitement douloureux proposé à l’époque ne réussissait pas toujours à obtenir la guérison. C’est pourquoi le Docteur Bonneville, médecin chef à l’hôpital de Mazamet, alors au quartier des Bausses  affirmait : « chaque fois qu’il le faut et dans les cas presque toujours désespérés je fais appel au guérisseur, il se peut que mon prestige n’y gagne pas mais je sauve des vies humaines ». Marie Thérèse hérite du secret familial, elle soigne et guérit beaucoup de personnes à tel point que l’on parle d’elle sous l’appellation de « la Baraillère » et que la revue Détective la place à sa une en 1950. La pommade de la « Baraillère » est toujours disponible auprès de personnes résidant dans le quartier de Négrin à Mazamet.

Publié le 21/03/2020 16:43  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
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L’Association J’MLIRE a été créée en Avril 2011, à l’initiative de 8 femmes désireuses de s’impliquer dans des manifestations autour du livre et de la lecture : conférences,  rencontres littéraires…avec un temps fort, l’organisation d’un salon du livre « Délire de lire » à l’automne, rassemblant tous les acteurs des métiers du livre.