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MÉDIATHÈQUE DE MAZAMET - 17 MARS 2017 

LES FEMMES ET LA LITTÉRATURE Â L’ÉPOQUE DE LOUIS XIV

Un thème historique et littéraire choisi en accord avec l’exposition présentée tout le mois de Mars à la médiathèque.

LES FEMMES DE LETTRES
Madeleine de SCUDERY (1607-1701) C’est la première femme a avoir vécu de sa plume même si elle a écrit avec l’appui de son frère, son salon (appelé ruelle à l’époque) était le rendez vous des beaux esprits du temps. Son roman « fleuve » Clélie est écrit dans un style dit « précieux » avec de longues phrases alambiquées, c’est un témoignage essentiel pour comprendre le XVII siècle. Ses écrits cherchant à moraliser le vivre ensemble, notamment le traité du mensonge et de la dissimulation n’a pris aucune ride et apporte un message universel sur les travers de l’esprit humain, pour preuve cette citation : « tout le monde cache ses sentiments à ceux qui peuvent donner des grâces ».
Madame de La FAYETTE (1634-1693) : La Princesse de Montpensier, ce roman comme son autre livre, la Princesse de Clèves, sont des livres où l’art du récit donne une vision intense du monde. Un monde où les passions amoureuses, universelles par nature, nous rappellent les grands mythes du genre (Tristan et Yseult…). Des écrits qui sont entrés dans le patrimoine de la littérature française.
Madame de SEVIGNE (1626-1696) : Lettres à sa fille « Je vous écrit tous les jours », parmi le millier de lettres écrites par la marquise, celles-ci sont les premières d’une longue série (une tous les jours pendant 25 ans). Par son style rythmé, ses propos légers et profonds, son sens de la répartie, cette femme au dire de La Bruyère « va plus loin dans le genre d’écrire ». En tout cas elle a créé un style d’écrits, le genre épistolaire « à la Sévigné ». Vous vous amuserez en la lisant de découvrir les « potins » et les portraits, ceux des personnages de la cour et du siècle du roi soleil.

MOLIERE (Jean Baptiste POQUELIN, 1622-1673), un homme qui parle des femmes, trois pièces de théâtre parmi bien d’autres, LES PRECIEUSES RIDICULES, LES FEMMES SAVANTES, L’ECOLE DES FEMMES. Révisez vos classiques et les tirades célèbres « …et qu'elle ait du savoir sans vouloir qu’on le sache ».Molière ne critique pas tant l’éducation des filles que la crainte des mentalités de l’époque de voir les femmes délaisser le rôle qui leur était réservé.

LES FEMMES DE LA COUR
Françoise CHANDERNAGOR :L’allée du roi. Ce grand classique du roman historique est une biographie romancée de la vie de Madame de Maintenon. Publié en 1981, cet ouvrage nous plonge au cœur de la Cour du Roi et nous fait entrer dans le contexte politique, religieux et social de l’époque .A partir d’une documentation considérable et en recourant à de nombreux écrits notamment des les lettres de Madame de Maintenon, Françoise Chandernagor a voulu restituer le vrai visage de ce témoin intelligent et sensible, dernière figure féminine du règne de Louis XIV. Ce livre devenu un classique a été porté à l’écran et mis à l’honneur sur des scènes de théâtre.
Jean TEULE dans Le Montespan, nous fait découvrir la douleur d’un homme qui perd l’amour de sa femme devenue la maîtresse attitrée du roi. Avec sa verbe habituelle il croque un portrait sans ménagement de la « belle coquette ambitieuse qui se retrouve comme un oiseau en cage » toute dorée quelle soit. C’est une autre façon de découvrir les femmes de Louis XIV.
Max GALLO dans La chambre ardente, en bon historien, nous plonge dans l’affaire des poisons qui entre 1666 et 1682 a pendant 16 ans empoisonné, sans jeux de mots Paris et la cour en particulier. Dans cet essai on découvre un nombre considérable de suspects, plus de 190, nobles ou simples roturiers et surtout une justice aussi bien implacable qu’inégalitaire. Madame de Montespan ayant été impliquée dans cette affaire le roi fait clore le dossier. Un monde à découvrir qui n’a rien à envier aux romans policiers ou autres affaires criminelles d’hier et d’aujourd’hui.
Jean Michel RIOU dans L’insoumise du roi soleil décrit sous une forme romancée la vie aussi bien des nobles de la Cour que des jeunes filles cloîtrées dans des maisons religieuses, des filles de « joie » envoyées en Louisiane pour y grossir le foyer de peuplement français. On croise dans ce roman, Colbert et Louvois, Molière et la Comédie Française, bref un univers plus ou moins déjà connu mais intéressant à redécouvrir.
Chantal THOMAS avec L’échange des princesses écrit un passionnant roman historique qui s’appuie sur des archives madrilènes et journalistiques, celles de la Gazette. L’idée est de réaliser, pour des raisons diplomatiques, un mariage croisé entre le royaume de France et celui d’Espagne. En 1722, 4 jeunes princes et princesses se rejoignent au pays basque au bord de la Bidassoa mais leur destin ne sera pas celui qui était prévu…

D’AUTRES PERSONNAGES DU XVII : André CHAMSON dans La Superbe décrit un bateau, une galère ancrée au Grau du Roi entre 1702 et 1706. Une jeune femme de la noblesse Aixoise, Lucrèce, découvre l’univers des forçats condamnés parce que protestants. Ici on entre dans le tragique épisode des mauvais traitements subis par les protestants depuis que le roi à abrogé l’édit de Nantes en 1685. La résistance et la liberté sont valorisées en tant que principes par l’auteur pour le plaisir du lecteur.



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