Vous êtes ici :   Accueil » Repas littéraire - 11 février 2013
 
MILLE FEUILLES
REPAS LITTÉRAIRES
POLARS DE NUIT

Repas littéraire au Lycée Hôtelier – lundi 11 février 2013 

 

Livres présentés :

 

« Je vais passer pour un vieux con » de Philippe Delerm

Traquant les apparentes banalités de nos discours, nos petites phrases toutes faites, Philippe Delerm révèle pour chacune un monde de nuances, de petits travers, de rires en coin. La vérité de nos vies, en somme. Tour à tour attendri, moqueur ou mélancolique, il s'attache aux détails qui nous dévoilent un monde. Des mots qui nous échappent, des instants vécus par tous.

Philippe Delerm est notamment l'auteur de La Première Gorgée de bière, La Sieste assassinée et Ma grand-mère avait les mêmes.

 

« Au plaisir des livres » de Bruno Frappat

Il faut toujours dire «je t’aime» à la femme que l’on aime… Il en va de même avec ces amis de cœur et d’intelligence que sont les livres. Surtout par les pronostics qui courent les pages et les écrans! Fini, l’imprimé, dit la sinistre rumeur. Finie, la presse; finie, l’édition; mortibus, le papier!

Profitons donc de la nouvelle formule de La Croix  – fût-elle «bimédia» – pour relancer ce cri d’amour aux livres. Oui, aux livres en chair et en os, en papier, avec des couvertures, un certain poids, des reliures parfois, des odeurs, et tout ce qui fait que des proches s’affolent à voir les stocks qui enflent dans le moindre espace gagné sur le vide. Le comble est d’avoir à s’en justifier, à argumenter, quitte à passer pour passéiste.

Grosses encyclopédies dans lesquelles on ne plonge presque jamais. Dictionnaires si nombreux que certains ne sont jamais ouverts. Vieux livres d’école radotant des savoirs obsolètes. Romans faciles qu’on aligne à la campagne pour les jours de pluie. Polars de toutes nationalités. Livres de circonstance dont les circonstances ont été oubliées. Témoignages d’un passé dépassé. Remords statiques de livres acquis il y a des décennies, jamais lus, mais conservés pour le jour improbable où on leur redonnerait une chance…

 

« La légende de Redenta Tiria » de Salvatore Niffoi

 

Dans le village sarde d'Abacrasta, jamais personne ne meurt de vieillesse : " Ses habitants font la nique à l'agonie. Tous les hommes, à un certain âge, flairant la fin imminente, enlèvent leur ceinture et la passent à leur cou. Les femmes utilisent une corde. " A l'enfant qui demande pourquoi, la grand-mère répond que lorsque la Voix vous appelle, vous ne pouvez que lui obéir. Mais un jour est arrivée d'on ne sait où une vieille aveugle aux cheveux couleur aile de corbeau, qui a dit s'appeler Redenta Tiria et être fille du soleil. Et de ce jour les gens d'Abacrasta ont cessé de se pendre. A travers la voix de Battista, ancien officier d'Etat-civil à la mairie d'Abacrasta, Salvatore Niffoi dresse dans ce roman les portraits incisifs de personnages truculents aux destins buissonniers. Et ce faisant il nous raconte, dans une langue qui puise force et sensualité dans le dialecte, les histoires d'un chaotique et grotesque théâtre du monde.

 

« Dix rêves de pierre » de Blandine Le Callet

 

Certaines inscriptions funéraires possèdent un singulier pouvoir d’évocation ; leur lecture fait surgir le fantôme de personnes disparues depuis parfois des siècles.
Blandine Le Callet réunit dans ce recueil des épitaphes authentiques, à partir desquelles elle imagine les dernières heures, les derniers jours ou les derniers mois du défunt. Elle ressuscite tour à tour un jeune esclave à qui l’on vient d’offrir sa liberté, un philanthrope piégé dans l’étouffant huis clos d’un bordel parisien, deux êtres unis par un amour hors-norme en route vers leur destin, une vieille dame acariâtre rédigeant son testament, et bien d’autres encore.
Dix destins arrêtés par des morts douces ou violentes, subites ou prévisibles, solitaires ou collectives.
Dix voyages entre hier et aujourd’hui, des rivages antiques d Asie Mineure jusqu’à un petit village de la Bretagne profonde, du Paris de l’Ancien régime à celui du XIX
ème siècle, de la Normandie médiévale aux plaines d’Ukraine dévastées par la peste brune...
Dix nouvelles poétiques ou féroces, tendres ou dramatiques, nostalgiques ou grinçantes, dépeignant une humanité toujours assaillie par les mêmes passions, les mêmes peurs et les mêmes espoirs. Dix « rêves de pierre » pour conjurer l’oubli.

 

« Les désorientés » d’Amin Malouf

 

« Dans Les désorientés, je m'inspire très largement de ma propre jeunesse. Je l'ai passée avec des amis qui croyaient en un monde meilleur. Et même si aucun des personnages de ce livre ne correspond à une personne réelle, aucun n'est entièrement imaginaire. J'ai puisé dans mes rêves, dans mes fantasmes, dans mes remords, autant que dans mes souvenirs.
Les protagonistes du roman avaient été inséparables dans leur jeunesse, puis ils s'étaient dispersés, brouillés, perdus de vue. Ils se retrouvent à l'occasion de la mort de l'un deux. Les uns n'ont jamais voulu quitter leur pays natal, d'autres ont émigré vers les États-Unis, le Brésil ou la France. Et les voies qu'ils ont suivies les ont menés dans les directions les plus diverses. Qu'ont encore en commun l'hôtelière libertine, l'entrepreneur qui a fait fortune, ou le moine qui s'est retiré du monde pour se consacrer à la méditation ? Quelques réminiscences partagées, et une nostalgie incurable pour le monde d'avant. »



Recherche
Recherche
Calendrier
NOTES DE LECTURE
Nous contacter
Texte à méditer :   "Chaque livre a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui." (L'ombre du vent)   Carlos Ruiz Zafon
J'MLIRE

L’Association J’MLIRE a été créée en Avril 2011, à l’initiative de 8 femmes désireuses de s’impliquer dans des manifestations autour du livre et de la lecture : conférences,  rencontres littéraires…avec un temps fort, l’organisation d’un salon du livre « Délire de lire » à l’automne, rassemblant tous les acteurs des métiers du livre.