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MILLE FEUILLES
REPAS LITTÉRAIRES
POLARS DE NUIT

MILLE FEUILLES 15 JUIN 2018
MÉDIATHÈQUE D' AUSSILLON

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Un van Gogh au poulailler de Maureen MARAZEAU. Dans cet ouvrage on découvre les aventures incroyables d’une dizaine d’œuvres d’art célèbres dont un tableau de Van Gogh. Ce livre en plus de faire découvrir des lieux insolites vous tiendra en haleine car il est plein de rebondissements.

Sang Famille de Michel Bussi. C’est le premier roman policier écrit par cet écrivain à succès, on y retrouve les intrigues où la description des lieux joue un rôle important. Encore une fois vous n’aurez qu’une hâte, connaître la fin de l’histoire.

L’enfant qui ne pleure pas de Torey HAYDEN. Un essai d’une psychologue qui témoigne d’une résilience possible en milieu scolaire si il est bien mis au service des enfants inadaptés. Un témoignage éclairant.

Je te protégerai de Peter MAY. Une nouvelle fois l’auteur nous emporte vers l’archipel des Hébrides pour résoudre des intrigues haletantes. Les inconditionnels ne seront pas déçus.

La compagnie des spectres de Lydie Salvayre. Deux femmes, la mère et la fille, vivent recluses dans un petit appartement. L’huissier de justice, chargé de procéder à l’inventaire de leurs biens avant saisie, va devenir l’interlocuteur, bien malgré lui, de ces femmes hantées par les spectres de l’Histoire.

La petite herboristerie de Montmartre de Donatella RIZZATI. Cet ouvrage peut être rangé dans la catégorie des « feel good book », les livres qui font du bien, en effet en plus de vous promener à Paris (Montmartre) et en Italie vous vivrez plusieurs histoires d’amour et surtout vous apprendrez plein de recettes de phytothérapie pour vous concocter des remèdes maison utiles pour votre bien être.

Et encore une fois Gérard est venu apporter ses remarques désopilantes :

Comment ? J’apprends qu’en juin, c’est sujet libre ? Hola ! Un sujet qui est libre, ça n’est plus un sujet. Un sujet libre, Sire, il devient un citoyen.

C’est terrible quand il y a pas de sujet. Et quel est l’objet s’il n’y a pas de sujet ? Surtout si en plus il manque les compléments. Sur n’importe quel thème imposé moi j’aurais pu me lancer, l’art, la manière, vouloir et pouvoir, poésie et diabète, la saga du macramé, le sabordage du Titanic par un drakkar viking, l’élevage des hamsters de combat ou l’agoraphobie dans Boucle d’or et les trois petits oursons. Là, rien. Macache. Niente. Wallou. Nada.Thème zéro.

Alors, tant pis, je me lance à mon tour, j’ai décidé de traiter le seul thème qui m’intéresse vraiment, Môa. Mézigue. Bibi. Ma pomme. Après tout, je suis l’homme de ma vie, n’est-ce pas ? Qui a dit “le moi est haïssable” ? Cherchez pas, c’est Pascal. Et pourtant, la fin du moi, ça pourrait mettre du beurre dans les épinards. Qui qu’a dit : “ Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas ? Ah ! insensé, qui crois que je ne suis pas toi ! “ Oui, c’est le père Hugo. Tiens, au fait, il y a un couvreur qui m’a parlé de toit. Évidemment.

Donc, si je parle de moi, même si vous vous en fichez pas mal, je parle patois, heu, je parle de toi. Et donc voici la brève présentation du livre sur moi que je n’ai toujours pas écrit. Je vais vous expliquer pourquoi. D’abord, fallait un titre qui claque, style “mémoires d’un amnésique”. Ou bien “autant en emporte le vent d’autan”, “Cinquante nuances de caca d’oie”. “Pourquoi j’ai pas mangé mon père” (y avait trop d’arêtes ). Ou encore “j’aime lire et rire quand empirent mes délires ”. Et puis il fallait trouver une histoire à raconter. Un angle d’attaque intéressant. On m’a dit coco, aujourd’hui ce qui cartonne, ce sont les histoires de sexualité compliquée. Yès, genre Romeo et Juliette ? Nan, on veut de l’original. Alors j’ai commencé à écrire l’histoire de quand j’ai été violé par ma grand-mère, je veux dire par mon grand-père avant son opération et qu’ensuite il, non elle, a conçu un enfant dans le dos de mon oncle par voie intraveineuse. Stop, on m’a dit, ça c’est déjà fait. Alors j’ai proposé les aventures de moi. Mais on m’a dit non plus, l’aventure c’était le thème du mille feuilles de mai. J’ai essayé le roman psychologique facile, genre “Bunny à la plage”. On m’a dit c’est politiquement incorrect de se moquer d’un lapin en maillot de bain. J’ai essayé le trileure. Ca commençait par une affaire de zoophilie dans un abattoir. J’ai tenté un biopic romanesque à base d’autofiction dépersonnalisée. J’ai essayé la short story, la ghost story, la success story, la love story, le storytelling... OK on m’a dit, mais pourquoi diable en occitan ?

Dégoûté, je suis allé prendre conseil auprès du seul auteur-éditeur que je connaisse. C’est un pro, c’est lui qui fait les étiquettes pour les jambons de Lacaune. Je lui ai dit : “moi, je méditerai, toi tu m’éditeras.”

Il m’a dit ceci : “ Laisse tomber, en France tout le monde écrit et personne ne lit.”



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