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Il n'y a rien de plus réellement artistique que d'aimer les gens.   Vincent Van Gogh

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Promenade au musée - 60 peintres célèbres  -  par Michele

Enfin déconfinés ! Nous avons décidé de visiter le musée d’Albi. Allez c’est vendu. Philippe vient avec des amis, nous serons plus de dix. Marc est de Toulouse, Lautrec sera notre première étape, il nous  y rejoindra. Ail, caïeux, bottes, recette de la soupe à l’ail… pour découvrir les bienfaits de cette petite gousse, nous avons le temps. Guy nous fait visiter son domaine, Raphaël monte un de ses ânes gris, Manon court après une poule rousse au plumage brillant. Un homme, roux, haut et large pousse un léger attelage tandis que deux gars musclés sarclent les plants, courbés vers le sol.

On a la dalle ! Il est l’heure de déjeuner sur l’herbe ! Nous avons de nombreux  en-cas, l’eau pétillante et fraiche, du bon pain bis. Si Erwan veut bien distribuer le bout d’un pain à chacun, on propose du saucisson sec et du bacon fumé. Un taboulé de mil et autres céréales circule. Il faut trier les cerises et déboucher le vin, si vous voulez en boire dit Laure. Un enfant fait le mort, oh quel vilain jeu dit sa mère ! Claire a envie d’un bon artichaut. D’un sac, elle en sort plusieurs. Des toasts circulent et pour les saisir,  il y a même des piques ! A Biarritz, on en trouve de  toutes sortes, mais ça coûte un bras ! « Que tu  dis, David, quel pingre » soupire Denis, ça le saoule ! L’âge sans doute !  Les fromages, brie, parmesan, conté circulent, puis les desserts, des goyaves fraîches et des pâtisseries pour les gourmands ! Il y a du cidre doux, mais si ce lait est entamé, il faut le boire ou le jeter  déclare Guy !

Au moment du départ, Marc cherche ses clefs de voiture ! Il les retrouve le long du champ. Nous prenons la route qui traverse une lande. La croix d’une église se profile au loin. Un castelet apparait entre les feuillages, de la tour à créneaux, des corbeaux s’envolent.  Voila la cathédrale d’Albi. Sur le parvis, une jeune femme joue de la harpe, ses cheveux frisent, elle est belle. Initiation pour un public restreint mais sous le charme. Un chapeau recueille des pièces de monnaie.  La manne n’est pas bien grosse mais c’est du black. Un peu à l’écart, un potier tourne la glaise. Dans le musée, nous attendons des personnes qui se joindront à notre groupe pour la visite guidée. Leur car, à Vages est en panne… prenons notre mal en patience ! Gégé rit. Comique, non ?

En sortant, les enfants courent après un chat maigre et sale. C’est un chat galeux crie une vieille femme, ne le touchez pas ! Dans la voiture, Emma tisse une ceinture pour son ours, Laure cherche un nécessaire de couture. Son ami, Roland en a un. David, voué aux  blagues en lance une « Quand  d’un ski, on tombe, qu’est-ce qu’on fait ? » On rit !

Publié le 19/04/2020 20:41  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Sépulveda  -  par Evelyne
Rediffusion hier soir sur Inter . " L'homme qui lisait des romans d'amour", lu par Guillaume Galliene. Fabuleux. Après c'est l'insomnie assurée ! Evelyne
Publié le 17/04/2020 12:34  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
L'île  -  par Patricia_et_Claude

L’ILE ,  de Sigridur HAGALIN BJORNSDOTTIR (Gaia 2018)

«  Il arrive que des choses rassemblent l’humanité toute entière », c’est ainsi que commence la présentation du livre, de quoi être perplexe par rapport à la période que nous traversons tous en ce printemps 2020.

Ce roman d’une auteur Islandaise, raconte les réactions exacerbées, nationalistes, xénophobe s et  les tentations autoritaires du gouvernement alors que le pays tout entier est isolé du reste du monde pour une raison inconnue.

Un extrait : « Nous ne pouvons pas  publier n’importe quoi en ce moment…il ne faut pas effrayer les gens. Nous n’avons rien à craindre si ce n’est la peur elle même (Churchill) ».

 Un des personnages du livre est Maria, une violoniste or sa spécialité ne semble plus nécessaire : «  La nation se demande si elle a les moyens de maintenir le système éducatif et les hôpitaux, elle ne pense plus qu’à l’agriculture…ce n’est qu’ensuite que l’on peut discuter de beaux arts et de littérature… ».

« Bjarki, un autre personnage, journaliste lui,   écrit un article sur l’évolution des brigades de sauveteurs depuis qu’on les a armées et intégrées aux forces spéciales de police, il  décrit ces nouvelles recrues montées en grade à toute vitesse, ces petits mecs revanchards et qui montrent leurs gros  biceps… ».

 Ce récif édifiant ne peut que nous faire réfléchir.

Publié le 17/04/2020 11:45  - 2 commentaires 2 commentaires - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Quatre temps du silence  -  par Monique

Marie Rouanet “Quatre Temps du silence” Ed De Borée Collection Terre de Poche

En ces temps de (relatif!)confinement ,pour nous, privilégiés qui vivons en semi-campagne dans un environnement vert ,ce calendrier d’un automne à l’autre dans lequel s’inscrit la vie des personnages de ce “roman”en terre paysanne,nous dit que « le bonheur espéré à toujours

été là,dans les petits instants fugitifs de l’existence :la récolte des pommes,la lumière frissonnante dans les peupliers, la lecture d’un roman, le plaisir d’un bon repas avec presque rien, le tic-tac trop fort du réveil qui empêche parfois de dormir,les conversations impromptues avec de rares voisins... » .

Mais nulle miévrerie,nulle fade broderie bucolique dans l’écriture, le récit ou les personnages de Marie Rouanet .

Bonne lecture à vous !

Publié le 17/04/2020 11:45  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Victor Hugo vient de mourir  -  par Patricia

Victor Hugo vient de mourir de Judith PERRIGNON  ( Pocket)   2017

Cette écrivaine journaliste dans ce roman où tout est vrai, nous fait vivre  les journées des funérailles nationales de « l’immortel ». Décédé le 22 mai 1885, son corps sera plac é au Panthéon le 1 juin. Vous serez aux côtés de la famille, de ses petits enfants, Jeanne et Georges,  plongerez dans l’émotion collective du peuple reconnaissant ( les Misérables, les Communards), vibrerez dans la ferveur et la fureur des 2 millions de personnes présentes ce jour

Vous découvrirez aussi pourquoi l’enterrement a eu lieu un lundi non chômé et non un dimanche et à quel prix se sont loués les escabeaux nécessaires pour voir son passer son  cercueil .

Un petit extrait : «  La nouvelle court les rues, les pas-de-porte et les métiers, on entend l’autre dire qu’il est mort le poète…Elle tombe à l’heure de la cantine la mort, dans la toute jeune école laique gratuite et obligatoire, elle plane sur les réfectoires comme un rapace qui vole bas, elle rappelle la récitation des Châtiments …Elle traverse les ponts, les murs…Une heure plus tard, les éditions spéciales inondent les rues…Et c’est marée montante devant la maison du poète…Elle laisse l’évènement descendre sur elle, les mailles de la légende s’emparer d’elle. »

Un roman-vrai que vous aurez le temps de lire avant la conférence sur les combats de Victor Hugo que nous reprogrammerons dés que cela sera possible. Et qui peut se lire aussi comme un clin d’oeuil à toutes les instrumentalisations possibles des grandes émotions collectives.

Publié le 17/04/2020 11:45  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Baroque sarabande  -  par Elisabeth

Je vous présente un livre que j’aime beaucoup : « BAROQUE SARABANDE » de Christiane TAUBIRA, qui m’a impressionné par son côté à la fois personnel et multiculturel.

En plus, il est très bien écrit, ce qui ne gâche rien !

Cette maîtresse des idées et de la langue française m’avait déjà frappée quand elle est venue donner une conférence dans l’un des meilleurs centres culturels de Bruxelles.

Le succès qu’elle a remporté à cette occasion-là m’a semblé non pas tant viser la juriste ou la politicienne, mais avant tout la femme de lettres et de culture.

Son livre est un hommage à tout ce qu’elle doit à l’art et à la littérature, aux « infinies ressources des livres ». Selon ses paroles, « …, quelque part un livre répond à votre quête ».

Elle a  parlé de la manière dont certains livres ou autres travaux d’artistes avaient contribué à la formation de son identité et de sa liberté d’esprit. Cette lecture m’a aidée à progresser dans mes propres réflexions. D’autant plus qu’elle dépasse le cadre d’une seule langue et d’une seule culture.

Maîtrisant plusieurs langues, elle a cherché en priorité à lire des ouvrages dans leur idiome d’origine, mais là où elle s’est heurtée aux limites de ses connaissances linguistiques, elle n’a pas hésité d’en lire beaucoup d’autres en traduction.

Ayant travaillé moi-même comme traductrice, j’ai été très intéressée par les idées qu’elle développe sur le phénomène de la traduction en tant que moyen pour créer des liens intercultuls. Parmi les auteurs qu’elle cite, il y a Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas,

Gabriel Garcia-Marquez, René Char, Yachar Kemal, Simone Weil, Toni Morrison, et tant d’autres….

Voici ce que je voudrais soumettre à votre attention.

En ces temps difficiles, où beaucoup de nos certitudes sont remises en cause, la lecture et la culture semblent , plus que jamais, des refuges et des richesses indestructibles.

Publié le 17/04/2020 11:45  - 2 commentaires 2 commentaires - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Un long chemin  -  par Evelyne

Suggestion de AMP

 « Confinée ?  Pourquoi pas une nuit ? dans une bibliothèque ? », inspiré

de ‘La Cote 400’ de Sophie DIVRY .

 ‘Un long chemin’ de Herbjorg WASSMO, une grande dame de la littérature norvégienne. Ed Gaïa poche

Hiver 1944-1945 dans le Nordland, l’extrême nord de la Norvège, d’Ouest en Est, de Narvik à la frontière commune avec la Suède. A vol d’oiseau 50 km, mais par le détour des sentiers de montagne, à 1200/1400m, la distance avoisine le double.

Un fait réel a inspiré son roman à l’auteur.

Un couple, accompagné de son  petit garçon de 5 ans, entreprend de fuir, par les sentiers de haute montagne, en pleine tempête de neige et par un froid extrême, -30°, pour aller trouver refuge en Suède. L’homme est un résistant de la première heure et est recherché. L’armée allemande occupant Narvik, il n’a comme seule issue que la fuite provisoire vers la Suède, toute proche, pour y trouver une dérisoire sécurité. Alors commence ce long chemin périlleux, à devoir lutter contre le froid, la douleur, le découragement, l’épuisement physique et moral. L’épreuve laissera des marques aux trois fugitifs. L’expression  « aller jusqu’au bout de ses forces »  prend ici toute sa signification.

Un texte court  que l’auteur a voulu  comme un hommage à tous ces laissés pour compte des guerres, femmes et enfants surtout, donnant la parole à l’enfant, dans son récit, cet enfant qui essaie de mettre ses mots à lui sur ce qu’il comprend du monde des grands.

Publié le 17/04/2020 11:45  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Henri de Monfreid  -  par Bernard

Bonjour à toutes et tous.

Je lis depuis quelques mois et par intermittence (car ce type de lecture s'y prête ) la correspondance qu' Henri de Monfreid  a entretenu principalement avec son père Georges Daniel de Monfreid ( peintre , ami de Gauguin ) et sa femme, de prénom Armgart ( d'origine allemande), pour la période 1911-1921 qui relatent ses aventures et autres pérégrinations et qui seront la sources de son inspiration pour écrire ses romans .

Outre son talent indéniable d'écrivain qui y apparait (déjà certaines description qu'il fait sont très belles ) ,on peut juger de la personnalité de ce jeune homme immature ,limite du point de vue de la morale, dépressif , mais qu'il compense par la priorité qu'il donne à l'action dans laquelle il s'engage s'en compter.Cela lui vaut de vivre des moments d'aventures exceptionnels et vraiment époustouflants . Certaines de ses aventures maritimes en relèvent spécialement .Et c'est ce qui peut expliquer la modernité de son oeuvre et le regain d'intêret que l'on y porte de nos jours ( justement peut-être par notre désir d'aventure dans nos vies trop bien réglées ) .

Sa femme Armgart est très sympathique, à la remorque de cet ouragan qu'elle aide de son mieux pour le meilleur et pour le pire .Elle le suivra sous ces climats torrides et mourra jeune après avoir donné le jour à trois enfants dont leur fille ainée Giséle de Monfreid qui écrira un livre intitulé "Mes secrets de la Mer Rouge " où elle donne sa version et décrit sa vie d'enfant élevée à la dure par son père ( comme un  garçon ! ).

Il est souvent fait dans le livre ( dans diverses notes en bas de pages ), le parallèle entre les expériences d' H de Monfreid et d' Arthur Rimbaud qui l'avait précédé dans ces régions (abyssinie ) de quelques années ,non sans intêret .

Enfin pour compléter le tableau, H. de Monfreid était aussi peintre (aquaréliste ) et surtout photographe (photographies sur plaques de verre ) ce qui nous permet de "visualiser en propre " ce dont il nous parle . (se réferer au livre de photos de H. de Monfreid "En Mer Rouge " Présentation de Jean-christophe Rufin chez Gallimard . 

J'en conseille la lecture car c'est en outre une mine d'informations sur cette époque .

Publié le 17/04/2020 11:45  - 1 commentaire 1 commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Le bleu entre le ciel et la mer  -  par Josy

Le bleu entre le Ciel et la mer

            Suzan Abulhawa

Le titre est « délicat », pourtant l’histoire est rude…  et, malgré tout, la poésie est là, à chaque page…

Suzan Abulhawa, est née dans un camp de réfugiés palestiniens…c’est sans doute pour ça qu’elle peut raconter cette histoire comme elle la raconte… Disant d’une manière magnifiquement terrible l’histoire de la famille Baraka qui vit à Beit Daras un village paisible de Palestine entouré d’oliveraies. Nous sommes en 1947 et les troupes israéliennes se regroupent autour du village mis à feu et à sang… Une histoire de guerre, d’exil, de déracinement et d’amour. Mais aussi et surtout, une histoire de femmes, noyau actif d’une résistance à leur manière, faite d’actes rebelles, de croyances improbables et d’une incroyable capacité de vivre le plus terrible dans une sorte de poésie naturelle…

Ce roman nous rappelle pour si peu qu’on veuille entendre, que de « l’Autre Côté » vivent aussi des êtres humains…  Et que cette histoire-là, hélas ! n’est pas finie…

Quelques citations pour ressusciter la force de ce roman bouleversant :

Ils déracinèrent des chansons indigènes et plantèrent des mensonges dans la terre pour cultiver une nouvelle histoire.

L'ironie était pourtant que sa vie reflétait la vérité la plus élémentaire sur ce que c'est que d'être palestinien - dépossédé, déshérité et exilé. Une existence de solitude absolue, sans famille, ni clan, ni terre, ni pays, signifie qu'il faut vivre à la merci des autres

La vie avait creusé en elle des trous et des tunnels,
et laissée un immense silence hérissé de dents et de griffes
qui la déchiraient de l'intérieur.

Mariam rangea ses affaires dans son écritoire, en reprenant l’étrange ritournelle que Nazmiyé l’avait déjà entendue chanter.
Oh, trouve-moi
Je serai dans ce bleu
Entre le ciel et la mer
Où se concentre désormais le temps
Et nous sommes l’éternité
Qui s’écroule comme la rivière.

J'étais là avec les femmes de ma vie.
J'étais au milieu des couleurs.
Dans les violets, les magentas,
Les corail d'un soleil las.
dans le bleu entre le soleil et la mer.

J’étais là, spectateur. Leurs conversations et leurs rires ancraient solidement le lieu, enfonçaient le rivage sous les eaux, suspendaient le ciel et y accrochaient les étoiles, la lune et le soleil. Tout cela se passait à Gaza. En Palestine.

Publié le 17/04/2020 11:45  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
Le devisement du monde  -  par Gerard

LE DEVISEMENT DU MONDE ou le livre des merveilles

       Une fois de plus, c'est à un récit de voyage que je me suis attelé. Quoi de plus normal quand on est assigné à domicile ? Mais cette fois-ci, c'était un gros morceau.  « Le devisement du monde » ou  « le livre des merveilles  » de Marco PoloDans l'édition " la Découverte " de 1980 en deux tomes. Il est présenté comme le plus ancien récit de voyage écrit en français qui propose une vue d'ensemble de la Perse, de l'Asie centrale, de l'Extrême-Orient jusqu'à l'Indonésie. Ca faisait longtemps que je voulais m'y plonger, mais on a dit tant de choses à propos de la genèse de cet ouvrage que j'y tournais autour avec une certaine méfiance.

    D'abord, parce que le récit des voyages de Marco Polo n' a pas été écrit par lui-même, mais bien après son retour alors qu'il est emprisonné à Gênes et il confie le récit de ses aventures à un codétenu qui les écrit dans une langue franco-vénitienne. C'est pourquoi le récit est à la 3° personne, ce qui est un petit peu choquant pour un récit de voyage. Ensuite, parce que Marco Polo n'a pu s'empêcher d'ajouter des éléments qu'il n'a pas vus par lui-même mais qui lui ont été rapportés par de marins avec des éléments clairement fantastiques ou légendaires. Enfin, parce que Polo lui-même ne peut s'empêcher parfois d'ajouter des éléments inventés pour semer en valeur, comme le fait de se vanter d'avoir conçu des machines de guerre (des pierrières) pour aider le grand Khan à prendre une ville… alors qu'il est établi que Polo n'y était pas et que justement, c'est la toute première bataille où l'on a fait usage d'armes à feu !

Mais à part ces errements, toutes les informations que nous livre Marco Polo en bon commerçant sont exactes. Les chiffres qu'il annonce sont faramineux (23 tonnes d'or livrées en tribut au grand Khan par an ! ) mais ont été vérifiés par la suite par les historiens modernes. Il livre des détails sur l'extraction du pétrole, la fabrication de l'amiante, le rhinocéros unicorne, certaines pratiques matrimoniales qu'il n'a pu que constater par lui-même.

  Enfin, le ton du récit lui-même, sans fioritures, sans détails superflus mais avec l'oeil neuf de l'occidental découvreur nous invite à partager son émerveillement. Le conteur qui sommeille en moi trouve également des tournures admirables qui relèvent de la langue parlée de l'époque et ajoutent à l'exotisme du récit. Bref, le temps de ce long voyage (720 pages), j'ai viré un quotidien viral.

Un extrait :

« Il est vrai que jadis fut en cette ville un riche et puissant  roi que tout le monde aimait. Quand il vint  à mourir, il commanda que sur sa tombe, c'est-à-dire sur son monument, fussent faites deux tours rondes, l'une d'or, l'autre d'argent, en telle manière comme je vous dirai : car l'une était de belles pierres, puis couvertes partout en dehors de plaques d'or épaisse d'un doigt. La tour en était si bien couverte qu'il semblait qu'elle fût d'or seulement. Elle était haute de bien dix pas, et grosse juste comme il convenait à la hauteur dont elle était. Le haut était une coupole autour de laquelle étaient tout plein de clochettes dorées qui sonnaient chaque fois que le vent passait entre elles : c'était un grand triomphe à voir et à entendre. L'autre tour, elle était d'argent, et toute semblable et en telle manière faite comme celle d'or, de la même grosseur et de la même façon, tout pareillement avec des clochettes d'argent.. »

Publié le 17/04/2020 11:45  - 3 commentaires 3 commentaires - Voir? Ajouter le vôtre ?   Haut
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L’Association J’MLIRE a été créée en Avril 2011, à l’initiative de 8 femmes désireuses de s’impliquer dans des manifestations autour du livre et de la lecture : conférences,  rencontres littéraires…avec un temps fort, l’organisation d’un salon du livre « Délire de lire » à l’automne, rassemblant tous les acteurs des métiers du livre.